L’ulcère de Buruli, maladie tropicale négligée causée par Mycobacterium ulcerans, constitue un important problème de santé publique en Côte d’Ivoire. Cette étude analyse l’efficacité de sa prise en charge au centre de traitement de Zoukougbeu à partir d’entretiens semi-directifs menés auprès de professionnels de santé, d’agents communautaires et de patients. Les résultats révèlent que l’organisation multidisciplinaire du centre favorise le dépistage précoce et le suivi thérapeutique. Toutefois, les représentations sociales de la maladie, le recours à la médecine traditionnelle ainsi que les contraintes géographiques et économiques continuent de limiter l’accès aux soins. L’étude souligne la nécessité de renforcer les actions institutionnelles et communautaires pour améliorer les résultats thérapeutiques.
Buruli ulcer, a neglected tropical disease caused by Mycobacterium ulcerans, remains a major public health concern in Côte d’Ivoire. This study examines the effectiveness of its management at the Zoukougbeu Treatment Center through semi-structured interviews conducted with healthcare professionals, community health workers, and patients. The findings reveal that the centre’s multidisciplinary approach promotes early detection and effective patient follow-up. However, social perceptions of the disease, reliance on traditional medicine, and geographical and economic constraints continue to limit access to healthcare services. The study highlights the need to strengthen institutional and community-based interventions to improve access to care and treatment outcomes.
Keywords: Buruli ulcer ; Therapeutic pluralism ; Zoukougbeu ; Côte d’Ivoire