Le Cameroun est confronté à une crise sociopolitique et humanitaire qui se prolonge, en particulier dans les régions anglophones et dans l’Extrême-Nord, malgré des efforts répétés et infructueux de consolidation de la paix. Cet article soutient que la théorie de la domination centralise le pouvoir, exclut les voix dissidentes et instaure des relations clientélistes qui font obstacle à une résolution efficace des conflits et à une paix durable dans ce pays. L’étude démontre comment les structures de domination influencent les réponses de l’État et limitent les processus inclusifs de consolidation de la paix. L’étude se base ainsi sur une approche qualitative et quantitative fondée sur des entretiens, des observations directes, des sources écrites et des sources en ligne. Les résultats révèlent que les réponses étatiques et les mesures de paix imposées ont affaibli la confiance, limité la recherche de consensus et contribué au caractère cyclique de la crise.
Cameroon has faced a prolonged socio-political and humanitarian crisis, especially in the Anglophone and Far North regions despite repeated peace building efforts, partly because dialogue mechanisms have been judged insufficient. This article argues that the theory of domination centralizes power, excludes opposing voices and establishes patron-client relations which blocks effective conflict resolution and durable peace. The study demonstrates the ways domination structures shape state responses and limit inclusive, bottom-up peace building processes. The study uses a qualitative and quantitative approach based on interviews, direct observations, written sources and online sources. The findings reveal that top-down state responses and imposed peace measures have weakened trust, limited consensus-building and contributed to the cyclical nature of the crisis.
Keywords: Cameroon ; Anglophone crisis ; conflict resolution ; domination theory ; humanitarian crisis ; peacebuilding